Escape-x-the-world

Escape-x-the-world



Bon ben voila c'est de LA que viennent toutes mes photos, quand elles ne viennent pas de Deviantart =)
Donc si vous avez le temps jetez y un oeil =D

# Posté le samedi 12 avril 2008 03:12

Je me fais peur... Comment on peut devenir un mauvais garçon sans le vouloir

Je me fais peur... Comment on peut devenir un mauvais garçon sans le vouloir




Quand j'étais en CE1, à Istanbul, alors que je me promenais seul dans la rue, un ouvrier en tenue de travail ma mis un coup de pieds au cul. Choqué, je pensais être victime d'une injustice, je ne comprenais pas. L'ouvrier était juste frustré devant la vraie injustice, devant mes habits propres et ma tête d'ange.

Aujourd'hui, ce que je subis n'est pas une injustice ; je paye le prix de ma bêtise, comme d'habitude. La cuisine devient le tribunal et ma chambre ma cellule de prison. Je ne dispose que d'un échappatoire : les livres, quatre cent pages lues en deux jours, toute ma bibliothèque va y passer...




Que le soleil est beau dehors, ses rayons tombent par le velux, je suis seul, Amelie Nothomb écoute mes larmes couler sur le canapé.









# Posté le vendredi 11 avril 2008 13:10

MAIS TA GUEEEEEEULE MAMAN ! MERDEUH !

Toi qui m'as toujours élevé dans l'idée que tout le monde est différent et que l'homosexualité est une chose naturelle, pourquoi tu t'énerve dès que tu vois un chanteur de visual ?! Ta gueule, c'est tout ce que je te demande ! Ils sont beaux, et nan! ils n'ont pas de problèmes psychologiques par rapport à leur identité ! Putin, mais arrête de raconter de la merde, qu'est-ce que tu y connais en psychologie ?

VIVE LE VISUAL

# Posté le mercredi 02 avril 2008 14:42

Dans ma vie c'est la merde. C'est étrange, mais je m'en fout complètement. Alors que les gens autour de moi son triste, moi je reste là, comme si mon horloge fonctionnait au ralentit.

Dans ma vie c'est la merde. C'est étrange, mais je m'en fout complètement. Alors que les gens autour de moi son triste, moi je reste là, comme si mon horloge fonctionnait au ralentit.




Cours de français, la prof tient un long monologue depuis près d'un quart d'heure. Au dehors, la cheminée d'une maison crache sa fumée dans le ciel délavé par l'eau de pluie. Personne n'y fais attention, personne n'a jamais fait attention aux cheminées qui crachent de la fumée. Dans la maison, quelqu'un doit faire de la cuisine. Peut-être est-ce une pauvre femme accablée de chagrin, le coeur brisé alors que la Terre continue de tourner. Pourquoi la prof continue-t-elle son monologue ? Pourquoi la fumée n'arrête-t-elle pas de s'envoler dans ce ciel si triste ? Pourquoi ce train, avec ces gens dedans qui écoutent leur lecteur mp3 sans voir cette cheminée, sans soupçonner l'existence même de cette pauvre femme et de sa solitude, pourquoi ce train ne s'arrête-t-il pas ? Pourquoi n'y a-t-il personne pour la consoler, pour prendre son coeur et le recoller, le bercer et lui chanter une chanson d'amitié ? Pourquoi les histoires d'amour ne se déroulent-elles pas comme dans les films ? Autant en emporte le vent mis au passif : autant le vent est emporté, la cheminée a arrêté de fumer. La femme s'est assise pour manger, ses larmes donnent à ses pâtes un goût salé. La prof parle maintenant de philosophie. Je ne crains pas la philosophie, je crains les pilosophes. Si je veux, je peux fermer ma vision à cette femme, à sa maison et à sa cheminée. Ce ne serait plus qu'une façade banale, comme les autres, comme les milliers d'autres que je vois tous les jours, que mon quotidien aveugle laisse de côté. Je pourrais m'arrêter sur une autre maison, un autre foyer et autant d'autant d'autres histoires à raconter. Je pourrais faire rire cette femme au lieu de la faire pleurer. Mais elle pleure pour moi et c'est bien pratique. Je pourrais prendre ce train, là, qui part pour je ne sais où. J'irais manger des huîtres à St-Malo, ou encore chez les Ch'tis, ce serait gratuit... Je peux même rentrer chez moi, m'installer devant le feu et regarder l'album photo du mariage de mes parents... Ma mère dans sa belle robe verte, ces photos qui respirent le passé et la nostalgie. Mon corps se mets à pleurer, alors que mon esprit sourit. Encore et toujours les mêmes questions, ces questions sans réponses. Pourquoi l'homme et la femme sont-ils si différent ? Et moi, qui suis-je vraiment ? Un homme ? Une femme ? Je ne sais pas vraiment. On me dit depuis toujours que je suis un homme, pourquoi serais-je une femme ? Et pourquoi pas ? Why not ? Pourquoi fait-on une différence entre les hommes et les femmes ? Sommes-nous influencés en bien ou en mal par cette étiquettation ? La philosophie, c'est ça ? Je suis un philosophe, moi ?! Laisse-moi rire. Et ma mère qui semble si joyeuse sur ces photos. Je l'entends qui pleure à la cuisine. Je revois la soirée d'hier soir, le coup de fil qu'elle à reçut, mes larmes qui coulent en silence, alors que les siennes résonnent sur le carelage de la cuisine. Cette cuisine où elle prépare tous les soirs le dîner, en attendant mon père. Cette cuisine où elle réfléchit, à l'abri, comme moi, derrière la barrière de son esprit. Que j'aimerais être dans sa tête, le temps d'un après-midi. Avant, mes parents me semblaient bien lunatiques, je trouvais qu'ils s'émerveillaient pour un rien. Ils prêtaient attention à des détails qui ne m'importaient pas. Aujourd'hui je suis pire qu'eux, je découvre de plus en plus, de mieux en mieux, le monde qui m'entoure. Comment le temps s'écoule-t-il ? S'écoule-t-il de la même façon pour chaque individu ? Suis-je gentil, suis-je méchant ? Mon existence toute entière n'est-elle qu'un rêve ? Je reviens toujours aux mêmes interrogations, je tourne en rond.

# Posté le lundi 31 mars 2008 15:03

Modifié le lundi 31 mars 2008 15:18